Thursday, December 28, 2006

Me and my Didgeridoo...



Je sais bien qu'en ce qui concerne les gens qui me connaissent le mieux, le didgeridoo (ou didjeridoo, si si si, ca se dit aussi) n'est pas un instrument mysterieux sorti tout droit d'une lointaine mythologie tribale. Mais bon, ca fait toujours plaisir de mettre quelques photos en ligne, et comme j'ai reussi a en choper quelques-unes prises par des photographes, j'en profite aussi.

Deux endroits differents : Xintiandi, lors de l'Austrade Week - semaine de l'Australie en Chine - et le TangHui, a l'occasion de la derniere Pause party (dont je ferai bientot un topo pour vous en parler plus longuement).
Voila mon travail, maintenant que je suis a Shanghai. Et je vais bientot pouvoir mettre en ligne aussi mes sorties hors de Shanghai, puisque je fais maintenant partie du Chivas Tour ! Yessie !!!! Plus de musique ! PLUUUUUUUUUUUUUUUSSSSSSS !!! ^^













Wednesday, December 27, 2006

My life is a Journey...

Et bien voila ! C'est fait!!! Je suis parti de chez Ai Li pour m'installer avec Arnaud, a.k.a. T2M, et Vera, une copine designeuse - designereuse ? - ce qui va me permettre de vivre dans un autre coin de Shanghai pour quelque temps...en attendant que mon amour arrive enfin ici !

Une des bonnes nouvelles est que ce sont un appart et des gens modernes, qui ont la technologie futuriste que l'on nomme Internet. Alors je vais sans doute enfin pouvoir vous donner des nouvelles plus souvent. Cette information est l'unique but de ce post court, pour une fois. Cette courte expression de mon cru est principalement le fait de taper sur un clavier chinois, sur lequel ne figure aucun accent, et c'est pas facile facile de dire des choses en francais sans aucun accent ! Notez que pour vous dire tout ceci, je dois choisir mes mots avec attention pour ne prendre que ceux qui n'appellent pas de recours aux accents ! Si si, relisez bien... C'est pourquoi mes phrases ont cet aspect plus bizarre que d'habitude.

Chapeau l'artiste, merci, merci ! ^^

Ciao ciao les amiches! On se recroise vite !

Monday, December 18, 2006

42Below : A nice Below Job...


Quelques photos de la soirée 42 Below, parce que le cadre était bien sympa.
Ce qu'il faut savoir, c'est que l'on est allé chercher tout le sound system à l'opposé du lieu où devait se dérouler la soirée - qui était déjà bien loin du centre de Shanghai - et que nous avons du prendre un taxi-van pour pouvoir chargé tout le matos derrière. Or nous étions trois, et dans ce genre de taxi, il n'y a qu'une place passager à côté du chauffeur. On est donc monté derrière avec Blaise, laissant Arnaud - l'autre Dj avec qui on jouait, déjà mentionné précédemment - s'occuper de la causette avec le chauffeur. Et il y avait de quoi : 50 minutes de trajet, assis sur une enceinte, dans le noir le plus complet, aveugles au milieu de la circulation chinoise ! Le gros gros trip. Autre moment fort du voyage, lorsque l'on s'est aperçu qu'on pouvait faire coulisser une partie du toit, pour avoir de l'air et de la lumière. Bon, en même temps, il pleuvait des cordes. Mais c'était marrant de voir les têtes des automobilistes chinois en constatant que deux têtes de laowai dépassaient de l'arrière du taxi. Grand moment d'euphorie! Petit cliché de nos têtes de clandestins.


Ensuite, l'endroit où l'on jouait s'appelle Island 6, et c'est une veille bâtisse située au milieu d'un terrain jonché de ruines et de bâtiments en cours de démolition. L'arrivée dans ce lieu, sous la pluie, était quelque chose. A l'intérieur se trouvent une galerie d'art, un bureau de designers et d'architecte et d'autres office spaces non attribués. La maison est vieille mais tout a été super bien retapé. On a joué dans la galerie, au milieu de photos toutes bizarres et d'écrans lumineux bien trippants. La preuve en images...





Hit me with Music !

Et bien voila ! Une fois de plus, de nombreuses heures se sont écoulées entre ma dernière mise à jour et cet article-ci. Non pas que la censure chinoise me frappe encore, non non non ! Depuis la dernière fois, et grâce à l'intervention de SAS Romrom, j'ai les moyens de contourner les moyens mis en place pour me contourner ! Encore faut-il, pour cela, que je puisse accéder à Internet. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, non content de me voir sans ordinateur à moi, le monde me prive à présent de mon cordon ombilicalo-virtuel : le wifi. D'accord, d'accord, je sais que je n'ai pas vraiment le droit de râler puisque je squattais une connexion dont j'ignore le véritable possesseur, mais bon... Ce n'est pas une raison pour m'empêcher de me connecter quand même. Or c'est ce qu'il se passe depuis plus d'une semaine : mei you Internet ! Certes, j'accède toujours à mes mails - parce que je suis un squatteur né et que j'ai toujours la possibilité d'emprunter temporairement un laptop par-ci, une connexion par-là ; le LOgO est équipé du net maintenant aussi, donc je profite de mes nombreuses heures de présence en ce lieu pour garder quelques contacts avec l'immensité du Monde ; et pourtant....
Pourtant vous me connaissez, vous savez combien j'aime prendre du temps pour vous raconter mes aventures, pour vous rapporter mes étonnements et mes curiosités, pour vous offrir des heures de lecture pendant vos temps plus ou moins libres. Voila pourquoi je passe autant de lignes, dès que je me lance dans la composition d'un nouvel article, à me plaindre de mon absence de connexion ou de la force du Firewall made in China. C'est plus fort que moi, j'en souffre terriblement. Internet, quelque part, c'est comme le sexe : on s'en passe très bien tant qu'on ne sait pas vraiment ce que c'est ! Qu'on s'y essaie une seule fois et l'engrenage se met en marche : inlassablement, le cycle du manque vous frappe et vous plonge dans une profonde neurasthénie. Alors c'est sûr, en un sens, c'est mieux pour vous. Les feignants qui ne supportent pas de lire mes longs écrits peuvent prendre le temps de le faire sans craindre de prendre du retard. Ceux qui oublient la plupart du temps que j'ai fait un blog peuvent s'offrir le loisir de n'y venir qu'une fois tous les quinze jours, et encore... Mais moi, dans tout ça, moi... Et bien j'en souffre, je vous assure ! J'aimerais tellement pouvoir accéder à mon blog quand j'en ai envie, poster plus de commentaires stupides et de conneries à tous vents ; mettre plus de photos aussi. Et être fidèle. Fidèle à ce qu'il m'arrive ici, fidèle aux innombrables péripéties et retournements à la 24H Chrono qui ne cessent de chambouler mon existence dans l'Empire du Milieu. Fidèle à mes amis, vous tous, que j'essaie tant bien que mal d'emmener avec moi au pays de ma folie, comme je l'ai toujours fait.
Voila pourquoi je regrette tant de ne pas avoir ma propre connexion. Et si j'en vois parmi vous qui laissent échapper un soupir de soulagement, sachez que j'aimerais vraiment pouvoir inonder bien plus les ondes de mon blog avec le récit de mes aventures. Parfois même juste une photo, rien de plus. Un truc bizarre que j'ai vu, des choses incompréhensibles que j'ai constatées, le tumulte permanent de la vie à Shanghai... Hélas, je ne le puis. Comme disait l'Autre, "Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire". Même si ce n'est pas vraiment vrai... ^^ Mais bon, vous savez bien que ma schyzophrénie se double parfois d'une certaine paranoïa.
Bref, comme vous aurez pu le comprendre au filigrane de mes tergiversations plaintives, il ne cesse de m'arriver plein de choses. "C'est la vie!" - en français dans le texte. Niveau musique, je mène mon petit bonhomme de chemin. Tous les vendredis, nous continuons avec succès les soirées One Love, ponctuées de nouvelles têtes - de plus en plus chinoises, à mon grand plaisir ; parce que c'est sympa de voir des blancs, mais autant rester en France si ce n'est que pour voir ces gens-là! - de nouveaux guests et friends qui viennent apporter leur contribution musicale et festive à notre entreprise ; d'heures d'euphorie enfumée, musicale et liquide... ^^
Un évènement intéressant à noter par rapport aux One Love's : la présence dans la salle, le vendredi 1er Décembre, de Monsieur Kode 9, fier représentant londonien de la scène dubstep internationale - cf. un aperçu de Kode 9 - venu faire quelques dates en Chine. Il devait faire une date à Shanghai le lendemain, et la Dj - oui, j'ai bien dit "la" - qui organisait sa venue nous a fait le plaisir de l'emmener à notre soirée. J'ai donc eu la chance et le plaisir de discuter quelques heures avec lui et de lui faire passer une excellente soirée - grâce à tous le Uprooted Sunshine bien évidemment. En guise de cadeau, j'ai également été invité à venir en tant que MC, le lendemain au Bonbon - fancy club local dont je vous ai déjà parlé - pour sa soirée. Il se trouve que Dj I fais la première partie, je serai donc en terrain connu. J'accepte sans hésitation, vous me connaissez bien ! ^^
Ainsi, comme souvent depuis que je suis à Shanghai, mon planning se monte au dernier moment, et j'apprends le samedi, à 3h du matin, que je vais jouer le soir à 23h. J'adore ça. C'est un mélange de bordel et d'organisation, une sorte de paradoxe en live auquel je participe allègrement. Comme vous pouvez vous en douter, la soirée était bien sympa, le son énorme, la basse violente et massive - selon le dicton populaire du "si ça fait mal, c'est que ça fait du bien!" - et l'expérience excellente. Je vous invite à faire un tour sur SmartShanghai pour constater les réactions et les commentaires de certains, avec quelques autres photos à l'appui. Nous avons fini à 6h du mat au Y Y, bar très connu à Shanghai par les expats depuis près de 10 ans, et j'ai même eu droit à deux albums de Kode 9, non dédicacé, parce que j'ai pendu la midinette qui vivait en moi il y a bien des années... ^^
En brève et en express, en ce qui concerne la musique - après tout, c'est mon travail ici les enfants ! - j'ai chanté à une soirée privée organisée par 42Below, une marque d'alcool qui fait de l'excellente vodka et un rhum exquis produit...à Tahiti ! ^^ J'en ai d'ailleurs récupéré une bouteille pour ma conso personnelle. J'ai également animé avec mon compère Blaise a.k.a. Deville une soirée Mad Hat dans le restaurant que gère sa colocataire. Thème de la soirée, bien évidemment, les chapeaux les plus fous, les plus barrés et les plus originaux. 500 kwais à la clé, et votre serviteur-écrivain en tant que juge du concours. L'espace d'un instant, à l'apogée du contest, je n'étais plus MC Didje, je n'étais plus Didjelirium, je n'étais même plus Charles Perez - en même temps, si quelqu'un sait qui il est vraiment, ça m'intéresse. PM me !^^ - j'étais devenu G.O. du Club Med divertissant une foule éthylique ornée de chapeaux. Et un bon trip, un ! Le personnage du G.O., ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu émerger des circonvolutions de mon esprit celui-là! Au final, tout le monde était content, et c'est ce qui compte. A tel point que le 16 Décembre, la copine a décidé de remettre ça. Ca va devenir une régulière. Moi je m'en fous. Qui dit "soirée régulière" dit "travail régulier"... Pourquoi s'en priver ?
Ainsi, la musique me porte toujours autant, et je n'en suis pas moins heureux qu'à mon arrivée. C'est tellement bon, n'est-ce pas ? Et là, c'est à tous mes amis musiciens de France et du Monde que je m'adresse, tous ceux qui luttent pour que la créativité et la musicalité ne nous abandonnent pas de suite... "Artistes de tous les pays, unissez-vous!" Etrangement, je pense que cette phrase aux accents communistes passerait très mal en République Populaire de Chine. En effet...
En effet, et là je me politise un peu - malgré mon aversion pour cette activité - il faut bien avoir conscience que le firewall chinois n'agit pas qu'au niveau virtuel. Il est avant tout efficace au plus bas degré de la concrétisation actuelle : la vie de tous les jours. En tant que philosophe, c'est aussi pour cette raison que je voulais vivre l'expérience chinoise. Un pays où la liberté d'expression est une notion aléatoire sujette à tous les tabous, voilà une expérience qu'elle est bonne ! C'est en vivant ici - et en discutant avec les gens de tous les horizons que l'on croise en permanence - que l'on comprend l'image critique et internationale du français comme le "râleur professionnel". The professional striker, like i sometimes hear. Et c'est tellement vrai. Ahhh ça ferait du bien à pas mal de français de vivre un peu à la chinoise. Ca leur passerait l'envie de faire la grève et de porter des pancartes une balle dans la tête au milieu d'une place poussiéreuse. Non pas que j'encourage cet acte, quand même... quoique... ^^ - Rhoooo, oui, je sais, je suis scandaleux... Mmmmh... Merci de me le faire remarquer. Mais quand même, lorsque l'on a vécu dans le contexte français du débordement libertaire, on constate d'autant plus la rectitude chinoise. Et la musique n'y échappe pas, au contraire. Parce que les chansons, les lyrics - surtout si ce n'est pas en chinois - le gouvernement peut difficilement appliquer son contrôle. La musique, comme tout art, est un moyen d'expression, de libre-expression même. Et ça, les chinois d'en haut, ils aiment pas. Alros on bloque, on ferme, on interdit. Shanghai est une ville fertile. Les buildings poussent, ainsi font les clubs et les bars. Tous les mois, on peut faire le bilan du nombre de bars fermés, de clubs interdits, de lieux festifs bannis. Les raisons ne sont pas toujours évidentes. Ici, ca marche comme ça. Les vrais faux-contrats, les pressions diverses, les conflits d'intérêts, les traffics d'influence... Au jours le jour, tout ça est vérifiable. Nombre de lieux qui proposaient une scène pour du live music ont du se résigner à ne plus le faire, sous peine de ne plus pouvoir ouvrir du tout. C'est triste mais c'est comme ça. Et c'est pourquoi ça fait plaisir de rencontrer des gens, des artistes, des intellectuels, des journalistes, des personnes concernées et qui militent, chacune à leur niveau, pour que la liberté musicale puisse un peu s'étendre en Chine. L'ancienne Fabrique, nouvellement 4Live, affiche la couleur dans son nom : une place pour de la scène. Et ils en ont une très bien d'ailleurs. Normalement, si tout se passe bien, on devrait faire Shanghai by Bus II là-bas, le 13 Janvier. Après, on est en Chine. J'ai confiance parce que j'ai un bon contact avec la manager, Zooma, un chinois qui se produit également avec son groupe de... reggae ! Il m'a fait chanté avec lui mercredi dernier. En tant que musicien, c'est plus agréable d'organiser une soirée musicale avec lui. Mais c'est aussi un chinois, et il faut être prêt à tout. J'ai vu des gens annuler une performance alors que l'artiste était déjà dans le taxi ! Chinese way, everytime, everywhere... On aime ou on aime pas. Moi j'adore ! C'est un challenge permanent, une extase méditative récurrente, un supplice délicieux et pénible à la fois.

Monday, November 20, 2006

Uprooted Sunshine : mieux que les mots, les images !!!

Parce que je vous en parle, parce que des gens en parlent, parce que peut-être, bientôt, si tout se passe bien tout le monde en parlera - Ardisson si tu nous regardes... - il est temps de vous montrer quand même en images qui sont ceux qui forment le Uprooted Sunshine, sans doute la meilleure formation reggae/dub/dancehall/roots/rock/reggae - et la boucle est bouclée ^^ - de Shanghai City, right here, right now !

Let me introduce them to you ! L'ordre est totalement aléatoire bien sûr ^^
Enjoy people, this ya pics session is fi ya !
Jah Bless all da people who support us !!! _________________________________________________

Selecta Deville, Switzerland - L'homme qui se gave, quoi qu'il mixe, avec qui je fais le gros set dancehall et qui me permet de placer quelques-uns de mes textes live ! Une crème de Dj, sensitive touch and nuff a ruff sounds !!! Lord Deville pour les intimes !!! ^^ Bless Selecta Deville !

Selecta I, Canada - Le maître de la bonne grosse dub electro qui fait plaisir par où elle passe. Basses lourdes, vibrations électroniques, selection solide... Je tente quelques délires à la Horace Andy avec lui et c'est toujours un grand moment de plaisir. Bless Selecta I !

Selecta Don Dada, France - La gars avec qui j'ai le plus trippé en découvrant sa collection de tunes. Que de l'original roots reggae comme j'aime ! Rien que du bon, du gros, du roots et dans le pur esprit jamaicain! Wicked man !!! I&I luv ya sounds !!! Bless Selecta Don Dada !

Selecta Yo (a.k.a. Yoneral K), France - Un des premiers que j'ai rencontré lors de mon tout premier séjour à Shanghai - avec Dj I et Gaz, reparti en UK, alas ! - et qui m'a permis de faire de la musique ici. Le pionnier du reggae à Shanghai, il est là, c'est lui ! Il se dit le plus mauvais Dj de Shanghai, moi je sais qu'il est le worst-of-the-best, et ça ça change tout ! Bless Selecta Yo !!

Selecta Yas, Japan - Un excellent dj roots reggae and dub qui nous accompagne pour les soirées One Love! Tout le monde sait que le reggae marche bien au Japon et que les japonais en sont même d'excellents praticiens! Selecta Yas plays it good too ! Un élément solide qui complète le panel vaste des Dj's du crew. Bless Selecta Yas !

And last-but-not-least MC Didje (a.k.a. Didjelirium), Tahiti via France - Je ne vais pas non plus m'amuser à me décrire quand même ! J'ai assez de trips mégalo-schyzophrènoïdals (-noïdaux ?) sans en rajouter en plus ici. Moi je chante, je suis ce que mes potes Dj's passent, je chauffe les gens. Je parle toujours trop... Là ça sert, et ça plaît ! ^^ Bless me tambien !

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Et voila le tour est fait! Vous connaissez maintenant la tête des membres de cet excellent jammin-bouncin-lovin crew que l'on a monté ici : Uprooted Sunshine!!! Vous le verrez ici en action quand vous viendrez me voir j'espère ! En attendant, j'essaierai de récupérer quelques vidéos ou sons de nos soirées. Peut-être un mix live bientôt.... ^^ Jah Bless !!!!

Soon the new logo for our crew ! ^^

Pics Session !!!! ^^

Allez va ! Comme je me sens d'humeur philanthrope, que j'ai accès au Net, à mon blog, que j'ai des photos stockeés sur le disque, que je sais que certains d'entre vous n'aiment pas lire mes (trop) longs articles .... ;)
Je vous fais un cadeau cette fois : de la photos, rien que de la photo...et peut-être une phrase ou deux pour expliquer parfois ^^
Its Picta Time !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Au resto...
Deejays Time...


Des trips visuels...

Des choses étranges...



Des endroits insolites...


Sunday, November 19, 2006

Shanghai Mysteries

Et bien non, vous ne rêvez pas, vous êtes bien en train de lire un nouveau post sur mon blog.... Et oui, tout est possible ! Alors je sais, depuis mon bilan du premier moi à Shanghai, je n'ai pas écrit, mais il ne faudrait pas prendre ça pour du contentement ou du simple laisser-aller maintenant que je commence à peu près à être bien installé dans ma vie. Non, non, non. Loin de là. En fait, cette longue absence inadmissible sur mon blog est due à plusieurs causes. Les voici :
- 1) Je suis toujours en Chine. Je sais, cette raison peut étonner le plus néophyte d'entre vous mais bon, c'est une raison valable, étant donné tout ce qu'elle implique. Je ne vous cache pas que je n'ai pas vu mon blog depuis plus de 15 jours maintenant, et je ne sais même pas quelle gueule il a. C'est pas évident pour mettre des photos et présenter le truc un peu bien, mais bon... On fait avec. Je peux toujours accéder à Blogger de temps en temps, alors je remplis mon blog à l'aveuglette, en quelque sorte.
- 2) Je suis toujours en plein squat. D'appartement d'abord, puisque j'attends désespérément que ma chérie vienne enfin me rejoindre pour qu'on prenne notre appart ensemble - et j'ai hâte ! Ensuite, avec Ai Li, nous squattons toujours une connexion internet wifi qui traîne quelque part entre les immeubles et qui passe par le 26è étage. Le problème étant que nous ne pouvons ni relancer la connexion quand elle est coupée, ni même paramétrer un peu le truc pour avoir une meilleure bande passante... Donc parfois, pas internet, pas de blog... C'est ainsi.
- 3) Les choses commencent à bien se compiler pour moi ici, les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas, les soirées s'enchaînent et s'apprécient toujours autant. Et tout ça prend du temps, bien sûr. J'ai donc des tas de choses à vous raconter, des photos à vous montrer, des gens à vous décrire, des situations à vous expliquer, des éléments profondément chinois à vous faire comprendre... Bref, cette longue absence ne rajoute que plus de force à ces Shanghai Mysteries.
En tant qu'artiste, ma semaine est toujours relativement indéfinie, avec quelques repères fixes histoire de se donner l'illusion d'une régularité. Je ne suis pas encore un artiste surbooké, ne vous méprenez pas, mais je commence toutefois à traîner par-ci par-là parce que des gens veulent me voir pour discuter ou me faire participer à quelques évènements. Souvent donc, le Lundi et le Mardi sont des jours un peu bâtards pour moi, ils peuvent servir à tout. Ils servent majoritairement aux rencontres professionnelles : en début de semaine, on organise les soirées et les activités qui animeront nos vies jusqu'au week-end. Ils servent aussi au repos, aux visites, aux promenades - même si je me réserve le Dimanche à cet effet, pour être seul avec moi-même et profiter d'un poil de solitude dans cette ville surpeuplée.
A partir du mercredi, les choses s'accélèrent. Mercredi soir, c'est la soirée Freaklub au LOgO (attention à la typo, on l'écrit comme ça maintenant qu'on a changé le logo du LOgO ^^). Depuis que j'ai joué à la première, je suis un régulier du mercredi, comme beaucoup de gens, et le fait d'avoir bien sympathisé avec Sebastian - a.k.a. Dj Tootekool - fait que c'est toujours avec un immense plaisir que je les rejoints à leur soirée. Après moi, il y a eu, comme guest, Hassan et sa guitare, puis JQ et sa trompette. La semaine prochaine, un chanteur chinois ? Why not... Le mercredi, dans tous les cas, c'est de la bonne Minimal Electro plein les oreilles toute la nuit, et ça ça fait plaisir !
Le jeudi, bien évidemment, voit les difficultés relatives à l'espace temps commencer. Peu de sommeil, bouche pâteuse, pupilles en pleine introspection... C'est là où il faut être fort, parce que ce n'est que Jeudi, et il reste quelques jours de festivités avant un peu de repos. Surtout que le jeudi soir est quand même une soirée de pré-week-end. Petite visite dans d'autres clubs, tour de salutations dans les soirées organisées pas d'autres potes, verre au LOgO par pure habitude, restaurant en grand nombre histoire de se retrouver et de parler de tout et de rien - comme j'adore parler de rien, ça me va ^^
Si le jeudi passe souvent en douceur, malgré tout, il n'en reste pas moins la veille du Vendredi, jour désormais connu à Shanghai comme le soir des One Love party organisées par le Uprooted Sunshine crew, désormais membre officiel de la scène musicale de la ville. Notre weekly se déroule pas mal. On a même fait la plus grosse soirée du LOgO la semaine dernière pour la première One Love. On change la déco, on change les lumières, on déplace les fauteuils et la disposition du lieu, on a des poupées rastas dansantes, des panneaux qu'on a fait avec les flyers de la soirée... Bref, on passe du temps à préparer la soirée, et c'est pourquoi mon vendredi est bien occupé, puisque je suis en général à partir de 16h ou 17h au LOgO histoire de monter tous les trucs. Si encore on pouvait compter sur l'aide du staff chinois du bar, ça irait plus vite, mais bon... Je vous parlerai plus tard du travail in the Chinese way style, parce que ça vaut le coup quand même.
A 21h, la soirée commence, avec quasiment personne parce qu'il est grave tôt et que personne ne sort à cette heure-là, sauf les chinois qui ont déjà fini de manger depuis longtemps, et les potes qui nous soutiennent. Parmi eux, en tête de file, Sebastian qui arrive toujours le premier à 21h pile - alors qu'il part souvent très très tard. J'apprécie d'autant plus son soutien qu'il faut savoir une chose : Dj Tootekool n'aime pas le reggae ! Et il passe tous les vendredis avec nous, toute la nuit, à écouter le meilleur de ce que donne le reggae, le dub, le dancehall, le rocksteady, le ska, etc.... On se soutient mutuellement. Je suis à toutes les Freaklub's, il est à toutes les One Love's : c'est une entente mutuelle inter-artiste, en quelque sorte. ^^
Lorsque la soirée se termine, il est souvent très tard - ou très tôt, selon l'angle de vue - et c'est bien fatigué que je rentre savourer ma matinée du samedi, au lit. L'après-midi, de nouveau, c'est de l'organisation : quelle soirée il y a ce soir, à quel endroit, qui la fait, combien, etc, etc. Il y a toujours quelque chose à faire à Shanghai, et le samedi soir encore plus, comme partout dans le monde. Depuis la Saturday Night Fever, on n'en sortira jamais ! Le samedi, internationalement - et pour ceux qui le peuvent, bien sûr, je ne rentre pas dans ce débat-là - c'est jour de fête. Alors ça change, tous les samedis. Le seul point fixe est l'after-party du LOgO, à partir de 2h du mat, pour les plus volontaires et les plus clubbers d'entre nous. Moi je ne le suis pas, bien entendu, mais le LOgO c'est ma deuxième maison, alors bon... J'y vais de temps en temps, si je ne suis pas déjà parti pour d'autres concerts ou soirées. Et la nuit continue, au rythme intense de la musique et de la vie à Shanghai, amenant calmement le Dimanche.
Dimanche, dimanche... C'est mon jour à moi. Je ne vois personne, je réponds moins au téléphone, personne ne sait où je suis : c'est mon jour réservé pour la détente et la découverte. Je visite des coins où je ne vais jamais, je fais des repérages de restos et d'endroits sympas à découvrir, je me ballade tranquillement. Je me suis fait un dimanche entièrement consacré à la découverte des lignes de métro chinois. Je me suis fait les 5 lignes d'un bout à l'autre, juste pour voir où ça allait. Et c'était super intéressant. C'est ça mon Dimanche, une rupture avec toute ma semaine, un moment pour moi et moi seul, au prise avec les Shanghai Mysteries. Histoire de me retrouver, de profiter d'un peu de solitude... Bref, mon côté écrivain qui a besoin de vivre ici, lui aussi. Et non ! C'est pas facile facile d'être artistiquement schyzophrène ! ^^
Ainsi passe mes semaines. Alors bien sûr, vu tout le temps que j'ai à rattraper pour que mon blog soit véritablement à jour, je ne peux pas être exhaustif ici. Je rate énormément de détails croustillants, de rencontres délirantes, de lieux bizarres, de propos incohérents, de situations étranges, d'actions incompréhensibles et j'en passe et des meilleurs. Bref, je promets d'essayer d'affronter le système chinois et de tenter coûte que coûte de poster régulièrement des nouvelles, comme je l'ai fait ce premier mois en Chine, parce que, comme dit mon pote Lo du Réal, vous le valez bien ! ^^
J'indique ici, pour votre information et pour ceux qui ne l'auraient pas encore eu, un lien intéressant à mettre de suite dans vos favoris : SmartShanghai.com sur lequel vous trouverez toute la vie culturelle actuelle et en temps réel de Shanghai, ainsi que le lien vers le Forum du site, que je vous conseille de visiter régulièrement, surtout ceux d'entre vous qui compte venir faire un tour par ici, comme ça vous saurez toutes les soirées et activités et expo intéressantes qui se passent en ce moment. De plus, je vous invite à aller voir les threads One Love et Shanghai by Bus (vous pouvez faire une recherche si vous êtes feignants) qui vous donneront une idée des soirées que l'Uprooted Sunshine crew organise ici, et vous pourrez également voir des photos de nos soirées, on line, directement ! Et oui, c'est fort la technologie. ^^
A très bientôt mes amis, dès que je peux, vous vous doutez bien que j'ai des tas et des tas dechoses à vous raconter, sans compter les photos que je dois mettre en ligne. Mais ça prend du temps et de l'internet tout ça, et je n'en dispose pas toujours à volonté ici, pour d'obscures raisons. Shanghai Mysteries, once and again....

Saturday, November 04, 2006

Premier mois à Shanghai !

Et voila… Je fête mon premier mois en Chine. Il fallait bien que ça arrive à un moment ou à un autre : après tout, comme disait mista Bob Marley : « nuff a dem can’t stop the time » et il était inéluctable que je finisse par passer un mois en Chine. C’est chose faite.
Alors je vais prendre quelques minutes, avec vous, pour faire le point sur ce premier mois dans l’Empire du Milieu, juste histoire de voir d’où je viens, où j’en suis et vers quoi je me dirige. Il paraît que ce sont les trois principales questions qui occupent toute notre existence… Moi je n’en suis pas certain, en tout cas, j’en ai bien d’autres qui me turlupinent, du genre « C’est quoi ces fruits qui flottent dans mon lait au soja ? » ou bien « Si je crache du 30è étage et que je prends l’ascenseur, est-ce que j’ai le temps d’arriver en bas avant mon crachat pour le récupérer – en supposant que je ne fasse aucun arrêt entre temps ? » ou encore « Pourquoi les coiffeurs chinois ont des coupes ridicules alors que c’est censé être leur boulot ? ». Bref, les questions existentielles, en Chine, il y en a une qui vous secoue l’esprit toutes les cinq minutes, et si jamais vous prenez le temps d’analyser les tenants et les aboutissants de chacune d’elles, vous ne vivez plus : vous flottez dans l’espace-temps.
Alors non, rassurez-vous, je ne vais pas profiter de l’anniversaire de mon premier mois en Chine pour vous faire un résumé des épisodes précédents – encore que ce serait marrant d’essayer, et même que j’y prendrais sans doute du plaisir – mais je vais simplement vous donner mes impressions du moment.
Shanghai est une ville folle. Totalement. Pas un petit peu folle, pas dangereusement folle – genre Le Village – non non non… C’est une ville totalement folle parce qu’elle ne s’arrête jamais. Ca je vous l’ai déjà dit, certes, mais après un mois passé ici, j’en suis absolument convaincu : cette ville ne dort jamais. D’accord, le fait est qu’il y a moins de gens dans les rues vers deux ou trois heures du matin qu’à cinq heures ou plus tard. Pourtant, les rues ne sont jamais totalement vides : il y a toujours un chinois quelque part, et ce qui est vrai pour les trains l’est également pour eux : « Attention ! Un chinois peut en cacher un autre ! ». Ils sont partout, à toute heure – ce qui est pratique quand on attend le taxi – et ils sont toujours en train de faire quelque chose. Je me rappelle les rues de Juan, en pleine nuit, et même celles de Nice, quand on rentre du vieux : le désert urbain dans toute sa splendeur. On suppose que, quelque part, dans ces petits immeubles bien alignés, derrière ces fenêtres éteintes, l’intelligentsia octogénaire qui dirige le coin dort paisiblement, insouciante, n’imaginant même pas que des gens puissent s’y promener en cette heure nocturne. Et s’ils s’en aperçoivent, ils appellent illico la police, parce que c’est illégal, non mais, d’être un jeune qui déambule à 3h du matin dans une rue vide de population. Comment survivraient-ils, ici, ces vieux occidentaux ?
Ici, pas de racaille dans les rues ou en bas des immeubles. Pas de casquette-jogging-ouech-ouech pour un z’y va t’as pas une garro ? Ici, ce sont les vieux chinois qui tiennent les blocs. A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, il y a un groupe de vieux chinois tranquillement installé, sur des marches, près des installations pour les exercices physiques, au bord de la rue. Et ils attendent. Et ils discutent. Et ils saluent les laowai comme moi qui passent, passablement ivres ou tendant à l’être, et qui leur répondent chaleureusement. C’est tellement plus sympa. Tout ce que vous avez à craindre, c’est que l’un d’eux, pour déconner, vous fasse un croche-pied avec sa canne. Rien de plus !
Shanghai est une ville folle. Intensément. Ici, ce qui est le plus vivifiant, c’est de sentir que l’on fait vraiment partie de quelque chose, d’un mouvement presque perpétuel – mais ça n’existe pas ^^ – et qu’on participe à quelque chose d’unique. Alors certes, ce mouvement doit certainement être moins impressionnant qu’il y a 10 ou 20 ans, mais tout de même… Dans cette ville, on se sent exister. Cette sensation se manifeste par la fatigue, le stress, l’alcool, les lumières, la foule, les taxis, les panneaux, la musique, la pollution, le bruit, le bordel permanent… Mais on existe, p**ain, on existe ! Jamais je ne me suis autant senti vivre quelque part. A Juan, je survivais, gagnant à peine mon nécessaire pour ne pas mourir de faim tout de suite et pour tenir jusqu’à la fin du mois, en hésitant entre serrer la ceinture à la taille ou au cou. Un boulot qui m’insupportait de plus en plus, des gens à l’esprit si étroit qu’ils se pensaient à peine eux-mêmes, une ambiance bling-bling vas-y qu’je montre ma thune à tous vents… Et l’immobilité. Cette immobilité pénible que la vie elle-même n’autorise pas. Cette absence de changement terrible qui vous oppresse quotidiennement, entre la recherche d’un job et la quête de sous, remise en route jour après jour, comme un supplice mythique. Le supplice de la French Riviera ! Voilà un mythe moderne que l’on pourrait imaginer. D’innombrables gens qui poussent des rochers en haut d’une montagne pour les faire tomber sur des gens qui cherchent à manger une pomme ou boire l’eau que d’autres personnes versent dans un tonneau sans fond, tandis que des rapaces leur bouffent les entrailles… C’est ça la French Riviera.
Et je suis désolé de peindre un tel tableau, surtout pour ceux qui y habitent en ce moment, mais lorsqu’on en part – surtout pour venir dans une ville comme Shanghai – ce sont des tonnes et des tonnes de chaînes que vous laissez derrière vous, et vous vous sentez plus léger que jamais. C’est vivifiant, c’est régénérant et c’était nécessaire pour moi.
Alors non, comme vous aurez pu le comprendre, je ne regrette pas ce mois passé ici en Chine, pour le moment, pas plus que je ne regrette d’avoir quitté ma vie française pour vivre ici : j’attends avec une impatience non dissimulée que ma chérie vienne me rejoindre, mais à part ça, comme dirait l’Autre, « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Alors je sais, beaucoup me diront que la Chine est loin d’être ce meilleur des mondes possibles, et ils auront raison de le dire : pas de fromage, pas de vin rouge de qualité et encore moins de bon pain tout chaud qui croustille dans la bouche… C’est sûr ! Ah bon ? Comment ? Vous pensiez plutôt au problème de la démocratie ? La censure ? Le socialisme qui se noie dans le communisme, lui-même baigné dans une mer capitaliste ? La liberté d’expression ? La dure vie des chinois dont le rythme de vie tuerait le moindre français, s’il devait s’y plier à la lettre ? Oui, oui. Bien sûr, ça aussi c’est dur. Mais je n’ai jamais dit qu’il était bon d’être un chinois en Chine – ce n’est pas pour rien qu’ils sont contents d’arriver en France, terre d’asile et de Zidane. Je dis juste que c’est bien d’être un occidental en Chine. Bref, on ne sortira jamais du fameux dicton : « l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin ».
Pour moi, à ce point de ma vie ici, je suis bien. Les soirées commencent à bien s’organiser et je commence à être booké pour jouer du didje par-ci par-là. La soirée Freaklub du 1er Novembre s’est super bien passée – d’autres dj’s présents sont venus me voir pour me demander si je voudrais essayer de faire un peu de zik avec eux. Je joue ce soir (Vendredi) pour le Grand Opening d’un nouveau club – le La La Land … lol … – et j’ai déjà des dates pour la mi-novembre et après sans doute. Un des agents que j’ai rencontré et à qui j’ai envoyé des tracks m’a envoyé, texto et par texto : « I go on tour, when i come back, we really need to talk ! » alors oui, je suis content, je me sens bien. D’abord d’être connu – mais ça c’était déjà un fait plus qu’un dessein ^^ – mais surtout de commencer à être reconnu – et ça, en tant qu’artiste, c’est quand même une des grandes préoccupations. Enfin, après toutes ces années d’errance artistique en sol français, où les idées sont tolérées – à peine – mais jamais retenues, enfin, j’y arrive : je fais ce que j’aime. J’écris toujours mes articles – et je prends mon blog en compte dans ceux-ci – je fais de la musique comme j’aime en faire, je rencontre un tas d’artistes en tous genres, intéressants et passionnés… comme j’aime. Bref, qu’on me donne une bonne raison de partir d’ici dans l’immédiat, parce que j’ai beau en chercher je n’en vois pas une seule.
Bientôt, très bientôt, l’amour de ma vie sera de nouveau avec moi, on aura un beau petit appart – ou peut-être même pas petit d’ailleurs – et vous pourrez venir nous voir, vous aussi, mes amis, et profitez un peu de ce bol d’air paradoxal : incroyablement frais et tellement pollué ! Et vous verrez, par vous-mêmes, l’espace d’un instant, Shanghai, cette ville folle, si folle que je fête mon premier mois en son sein alors que j’ai l’impression d’être arrivé hier…
---> Ne vous inquiétez pas, il y aura quelques photos pour illustrer ce loooooooooong article ! Chaque chose en son temps. Et puis, je suis au pays de la censure moi ! C'est pas si facile que ça de poster des articles en temps et en heure ! ^^

Tuesday, October 31, 2006

Et Dieu créa le Pare-feu...

Et oui, je sais, ça faisait un bout de temps que je n'avais point écrit sur mon blog, et ce n'est pas faute d'avoir essayé... Tout d'abord la connexion que je squatte ne dépend, bien évidemment, pas de moi, de sorte que j'ai beau vouloir me connecter, si celui ou celle qui la possède ne la lance pas, je ne peux rien y faire. D'autre part, comme je suis dans ce merveilleux pays qu'est la Chine, à la liberté fort bien connue, j'expérimente aussi l'impossibilité d'accéder à mon blog, pour d'obscures raisons. Alors je pense, d'un côté profondément mégalo, que je suis victime du contrôle éxercé par les autorités au royaume d'internet. J'ignore pourquoi, mais mon blog ne leur a peut-être pas plu ? Pourtant je ne dis rien de méchant sur le peuple chinois ni sur son pays... D'un autre côté, et là c'est ma part sensée et objective qui parle, le firewall national chinois bloque systématiquement tous les blogs hébergés par Blogger - qui appartient à Google et qui est souvent bloqué par les autorités sur-compétentes. Bref, en résumé, je ne peux pas voir mon blog, et je n'arrivais même pas à accéder à Blogger.
Et pourtant j'en avais des choses à vous raconter... Là, comme ça maintenant, à froid, c'est plus pareil, mais c'est qu'il s'en passe des choses par ici, et la semaine qui commence s'annonce chargée. Première chose, tout d'abord : j'ai enfin joué du didjeridoo dans mon premier club ! Myles, le sud-africain qui m'avait lâché dans un des épisodes précédents, m'a appellé le jour-même pour me proposer de jouer avec lui au début d'un set, dans un club chinois : le Club Vegas.
Et c'est du bon club chinois ! Pour les clients - i.e. ceux qui paient l'entrée - c'est 50 kwais mais open bar toute la soirée. Et ça, l'open bar, le chinois ça aime beaucoup !!! A 21h, le club est déjà bien bien rempli et les boissons déjà bien descendues. On commence à jouer vers 22h, Myles se débrouille pour essayer de mettre en valeur le didje qui a du mal à percer au milieu de la zik - micro un peu cheap - mais ça donne pas mal. Je suis au milieu d'un escalier pour le premier étage, didje posé sur la rembarde, projecteur dans la gueule. Je vois pas grand chose mais j'entends un peu le son du didje alors ça va. Je joue pendant presque 1h, puis Myles me fait signe de faire une pause et je retourne profiter de l'open bar également. Je rencontre un gars qui bosse dans le textile. Brigante oblige, je lui file ma carte et lui parle du projet T-Shirts. Je récupère la sienne. Shanghai's way !
Finalement, alors que je devais jouer un autre set avec Myles, il arrête plus tôt que prévu et me dit que ça suffit pour ce soir. Je m'en fous, la paie est la même. Alors je trinque à ça.
Un peu plus tard dans la nuit, je file au C's, un bar juste derrière l'appart où j'avais déjà fini un soir au teint matinal - cf. la cuite de la crémaillère. Ce soir, et en cette fin d'Octobre, c'est halloween party, avec vieux tubes glauques des années 80 et tenues gothiques pour les plus acharnés. C'est marrant, ça change de l'ambiance club, et la bière est à 10 kwais... c'est pas cher, certes, mais pas cher c'est toujours plus cher que gratuit ! ^^ Je retrouve Blaise et Yo, deux des dj's avec qui je joue, plus d'autres personnes croisées par ci par là dans la nuit shanghaienne. L'ambiance village, une fois de plus.
Lorsque je rentre à l'appart, le jour est déjà bien levé, mais comme il se lève quand même super tôt ici, je ne culpabilise pas trop. Et puis, on est vendredi matin, le week-end commence... Pas d'inquiétude.
Je fais ici une pause dans ma narration parce qu'à partir de là, c'est plutôt compliqué comme planning. Mon week-end était très musical tout d'abord. Entre les heures passées à écrire des paroles, les chanter et tenter de les mémoriser pour la semaine d'après ; les aller-retours chez Blaise pour préparer le set, faire la sélection des pistes, etc, etc... J'ai écouté et fait beaucoup de musique. D'autant plus que c'était également le temps fort de la semaine australienne, pour laquelle je jouais. Je me suis donc pointé dimanche à Xin Tian Di, un quartier assez moderne et "européanisé" - mais pas trop d'eau - où il y a essentiellement des petits cafés et restaurants, plus un étang typiquement chinois. Sur cet étang était dressée un "maison", disons plutôt un salon présentant plusieurs stands de marques australiennes et de boutiques de la même origine installées à Shanghai. Je croise pas mal de monde, je ne passe pas inaperçu avec le didje sur l'épaule, mais on fête l'Australie alors c'est de bon goût. La question récurrente de ma journée, à chacune de mes rencontres avec ces australiens, était bien évidemment : "But you're not australian, right ?" Et non mec, je ne suis pas australien, et oui je joue du didje. Ils n'en reviennent pas que j'aie pu apprendre le didje en France. Et pourtant, s'il savait... N'est-ce pas Stéphane ? ;)
Je joue au milieu de l'expo, puis je file sur la scène au milieu de Xin Tian Di, où je peux disposer d'un micro et de toute une scène pour moi tout seul juste pour poser mes fesses et jouer. Je suis bien évidemment présenté au micro, en anglais et en chinois dans le texte y too, et je joue quelques morceaux selon l'inspiration. Avec la sono, et comme Xin Tian Di fait une sorte de U, le son résonne bien fort et je vois plus d'une personne au café qui tourne la tête. Le bruit du didje fait beaucoup sourire les chinois - une fois de plus - et ils sont très intéressés sur la possibilité de faire autant de son avec un bout de bois creux. Quelques questions, quelques explications traduites pour la foule, et un mea culpa public pour ne pas être vraiment australien, même si je porte le t-shirt du staff du consulat. C'est pas grave, le son est bon !
Ainsi, j'ai enfin pu jouer un peu de didje devant un public chinois et voir ainsi sa réaction face au didjeridoo. J'en déduis qu'ils sont vraiment intéressés par l'instrument et je pense que ça pourrait leur plaire de voir ça en night club avec du bon son, avec un set préparé pour jouer avec le didjeridoo, et je suis plus que jamais convaincu que j'ai raison de me bouger le cul ainsi pour le faire connaître. J'aurai au moins pu donner quelques cartes à des events managers de boites australiennes installées en Chine, ainsi qu'à un restaurateur qui voudrait peut-être me faire venir dans son resto. Des mots, toujours des mots, les mêmes mots... Mais au moins le bouche à oreille peut fonctionner. De plus, je vais avoir des photos pros - que le photographe qui couvrait l'évènement va m'envoyer - et je pourrai les joindre à ma bio et à mes tracks pour chercher du travail... La vie d'artiste, presque la vraie, bientôt la vraie...
Bien évidemment, cette description de mes dernières aventures est loin d'être exhaustive, et j'oublie certainement tout un tas de choses infiniment (in)intéressantes que j'aurais pu vous conter, mais bon... une certaine part de mystère est pas mal non plus. De plus, vous pouvez bien vous douter qu'il y a eu quelques passages au Logo, pendant ce week end, ainsi que dans d'autres endroits festifs où l'alcool est pas cher. J'ai croisé un bon nombre de gens de divers horizons, discuté de la vie à Shanghai une fois de plus et partagé les impressions de gens implantés depuis plus longtemps que moi. La vie sociale, comme je l'aime, dans la musique forte et l'alcool pareil. ^^
Cette semaine, j'ai un programme qui commence enfin à être chargé... J'ai un rendez-vous avec un réalisateur d'une boîte de production locale - que j'avais rencontré à une soirée CCIFC - parce qu'il veut monter un projet particulier et il aurait peut-être besoin de quelqu'un pour écrire le script, et participé à tout le tintouin. Moi ça me va, écrire j'aime ça ! On verra bien ce que ça donne. Mardi soir, soirée Halloween au Logo avec des potes dj's ; Mercredi soir, c'est Freaklub au Logo, avec d'autres dj's qui tournent bien également - donc bonne soirée pour moi et mes cartes de visite ^^ - et jeudi, c'est répétition du set de Samedi. Parce que Samedi, c'est grooooOOOOoooosse soirée au Blue Ice, et le premier essai de la nouvelle team du Uprooted Sunshine Crew. Let's see what happens !!! Et je vous tiendrai au courant de tout ça, bien évidemment, et si Internet et les autorités locales ne se liguent pas contre moi...
---> Promis, dès que je peux, je rajoute les photos qui illustreront ce post, pour ceux qui sont fâchés avec les lettres et qui en ont marre de lire mes phrases - n'est-ce pas Manu ? ;)