Tuesday, March 27, 2007

Journey to Zhanjiang...

Alors voila, comme vous le savez, quand je commence à raconter quelque chose, je rajoute toujours des tonnes de détails inutiles, je me plais à faire durer le suspens et j'en écris plus que de raison mais moins que je ne le pourrais ! ^^ Sachant celà, et comme je ne peux rien y faire, j'ai décidé d'illustrer au maximum mon récit par des photos et des vidéos que vous pourrez consulter à souhait et qui remplaceront bien mieux mes innombrables descriptions. Cependant, vous n'échapperez pas à un minimum de background... Car c'est ainsi que tout a commencé :

Comme vous avez pu le constater dans certains précédents posts, j'ai parfois l'occasion d'aller squatter quelques tournages de films et séries télés, moyennant quelques kwais toujours bienvenus et des expériences enrichissantes. Pour le moment, je n'étais jamais sorti très loin de Shanghai et n'avais jamais vraiment rien fait d'intéressant - sauf peut-être la fois où j'ai du conduire une jeep et renverser un chinois : ça, c'était bien !!!
C'est pourquoi j'étais plus qu'emballé lorsque Xiaoping, mon agent, m'a appellé pour me proposer un trip de 4 jours dans le sud de la Chine, à Zhanjiang - situé à une heure d'avion de Guangzhou - afin de participer plus activement à un tournage de film. Plus activement, pourquoi ? Parce que là, tout d'abord il y a du texte à savoir. Ca, ça rajoute du piment à l'histoire. Je reçois mon script, en chinois, en anglais et en français, et si je pouvais vous mettre le texte à disposition en téléchargement, je le ferais avec grand plaisir. La traduction d'un texte sans doute très intéressant par quelque chinois ayant la double qualité de connaître un peu de français et d'avoir l'outil de traduction de Google, ferait plaisir même à ceux qui ne lisent pas d'ordinaire. ^^

Ensuite, je vais jouer un soldat anglais qui parle français - chose stupide puisqu'il y avait avec nous un anglais à qui avait été confié le rôle d'un soldat français qui parle anglais... Avec les chinois, faut pas chercher parfois ! Dans une des scènes, je me brouille avec l'acteur principal, lui aussi soldat, et l'on décide de régler ça à la boxe. Je devais donc arriver, tout vêtu de ma belle tenue jaune flashy et mes gants rouges, et le provoquer en duel. Scène en extérieur, donc attroupement de chinois, toujours friands de spectacle, les bougres ! Mais là j'en dis trop...

Je suis donc ravi à l'idée de partir un peu dans le sud, tourner dans un film un peu plus sérieusement, et mon excitation ne fait qu'augmenter lorsque Xiaoping me réclame mon passeport pour une vérification d'identité. Une des scènes que nous allons jouer est tournée sur un navire de l'armée chinoise, toujours en service, et donc situé dans une base militaire chinoise, toujours en service aussi... Bref, ils doivent vérifier que nous ne sommes pas des espions ou autre menace. Moi, j'en trépigne déjà.

Je pars donc guilleret en un lundi une fois de plus grisailleux dans le ciel de Shanghai, et la pluie frappe fort lorsque j'atteins l'aéroport. Je rejoins ce bon vieux Xiaoping, à l'air toujours un peu paumé - ce qu'il est par ailleurs - et je rencontre JP , pour Jean Pierre, un black congolais qui parle chinois couramment avec un accent africain qui rend la langue encore plus sympa. Et il se démerde bien le salaud ! Nous attendons le dernier membre de la team, et c'est à ce moment que j'aperçois son nom sur un des tickets d'avion que tiens Xiaoping : Michael Ohlsson.

--- FLASHBACK ---

NDLA: Si je mettais ça en film, il y aurait toute une série d'effets à la Requiem for a Dream ou Memento pour illustrer ce que je veux dire.


Michael Ohlsson a déjà été cité précédemment dans ce blog à plusieurs endroits. Tout d'abord c'est un de ceux que j'ai rencontré dès le début de mon aventure. C'est un dj, il est aussi rédacteur pour un magazine local anglophone, il organise les soirées Antidote - le nom de son collectif. Antidote est lié au Uprooted Sunshine - mon collectif - par le collectif de collectifs qu'est P.A.U.S.E. (pour : Phreaktion - Antidote - Uprooted Sunshine - :e:klektik) et dont je vous parlerai bientôt tout particulièrement puisque le prochain épisode est booké au 8 Avril. Prochainement !!!
Michael est également manager musical du 4Live, ce qui fait qu'on bosse un peu ensemble puisque nous organisons nos Shanghai by Bus là-bas pour le moment. Je l'ai également croisé à d'innombrables soirées, aux siennes, aux miennes, à celles des amis en commun, à celles de ceux qu'on ne connait pas... Bref, c'est un bon pote de festivités. Il est également l'auteur du site : www.weirdmeat.com, dont vous avez le lien sur le côté droit du blog, et qui traite de pas mal de bouffes bizarres qu'il a pu manger au cours de ses voyages en Asie, et dont il est friand. Avec lui, lors de ce voyage, j'ai testé les "sand worms", façon onion rings. Un régal. Bref, cette petite introduction de Michael pour vous expliquer d'où je le connais et comprendre ma joie lorsque j'ai vu que l'on partait ensemble pour le tournage. Plus on est de fous, plus on rit ! Definitely !


--- FLASHBACK ENDS ---

Après de chaleureuses empoignades et une surprise mêlée d'inquiétude sur le visage de Xiaoping, nous avons enregistré nos places et décollé de Shanghai en direction de Guangzhou. La-bas, nous avons du attendre quelques heures notre vol d'une heure pour Zhanjiang, cette petite ville paumée un peu plus au sud-ouest de Guangzhou, en direction de la côte, vers cettee spèce de péninsule dont j'ignore si elle porte un nom à elle.
A Guangzhou, déjà, le temps était bien meilleur et c'est avec un air ravi que nous avons tous les trois passés notre temps d'attente sur l'herbe, au soleil, bien tranquillou bilou, comme on dirait sur la Côte. ;) Ca fait toujours plaisir quand on arrive de Shanghai - où on prend des trombes sur la gueule, ou au moins une belle chape toute grise - d'être accueilli par le soleil. Moi, vous me connaissez, je ne change pas, même en Chine : s'il fait bon, hop hop hop, je tombe le t-shirt histoire d'en profiter un max... Rhaaaaa, le soleil... Bientôt à Shanghai aussi !

Arrivés à Zhanjiang, nous avons filé directement à l'hôtel, qui ressemblait presque à un dortoir, en un peu plus luxueux - *ahem* - mais qui devait sans doute largement suffire pour le temps que l'on allait y passer. On pose les affaires, on souffle 5 minutes et hop, on repart pour essayer les costumes du lendemain : nos beaux uniformes de soldats. Mon pantalon est trop petit - alors que Xiaoping m'a fait chier pour prendre mes mesures : useless !!! - et ils n'ont pas de chaussures en cuir à ma taille. Je vais garder mes bonnes Circa - Rasta Edition, et ça n'en sera que mieux, ne vous inquiétez pas !

Ensuite, les essayages finis, on a droit à un petit repas dans une guinguette indiquée par notre chauffeur. Ca cuisine dehors, ça mange dehors, entre et sous des bâches, mais ça sent bon la nouille grillée et le fruit de mer bien frais - après tout, la Mer de Chine n'est pas loin ! Une fois de plus en Chine, on se casse le ventre et l'envie de boire un bon verre après ce dîner se fait de plus en plus pressante. On demande au chinois qui nous encadre s'il peut nous emmener quelque part- un policier apparemment, mais super sympa...toute proportion chinoise gardée bien sûr! ^^ - mais celui-ci nous l'interdit, prétextant que c'est dangereux, qu'on risque de prendre un coup de couteau et de se faire détrousser... En Chine ? Des Laowais ? Je n'ai pas beaucoup voyagé, mais ça m'étonne, et Michael, qui a baroudé en Malaysie et en Thailande, en a presque le sourire. C'est pas grave on rentre. Il nous dépose à l'hôtel et nous indique que nous commencerons à travailler à... 17h le lendemain. Journée de libre, grasse mat permise... Bon, il faut sortir, c'est sûr !



On remonte dans nos chambres, on s'organise, on prépare le terrain, on écoute un peu de musique, on se marre un peu, puis on redescend avec Michael - parce que JP est fatigué et ne se sent pas d'humeur festive - et on appelle un taxi. Les filles de l'accueil ont l'air surprise de nous voir sortir. On grimpe dans le taxi. "Où va-t-on ?" nous demande-t-il. Un endroit où on peut boire de l'alcool lui indique-t-on. Il sourit, acquiesce et nous conduit au club chinois/KTV le plus proche de l'hôtel, à 5 minutes de là. On arrive vers 1H30 du mat dans le club, qui est désert. Sur scène, un chinois plus qu'éfféminé bondit au coin le plus proche de nous et nous fait des signes tout en continuant sa chanson. Une fois terminé, on a droit à des "thank you" et des "laowais" répétés joyeusement en nous pointant du doigt. La Chine... Il ne faut pas avoir peur d'être une bête de foire, jamais... Ce sont les règles du jeu. Moi j'adore. Michael n'en est pas plus gêné. On rigole en buvant nos bières, trinquant parfois avec des chinois ravis de pouvoir faire boire des laowais avec eux !
Moi je suis un fan des clubs chinois. La musique est souvent bien pourrie, la déco hyper rétro, les gens complètements surréalistes et l'ambiance unique. On y boit du whisky avec du thé vert, on joue aux dés avec des filles au bar payées uniquement pour jouer avec les clients, on observe le chinois dans son milieu festif naturel... Et on apprécie. Et même avec le nez, Yannick, moui moui moui ! ;) Il ne faut pas repartir de Chine sans s'être fait un bon club chinois au moins une fois !
Lorsque les lumières sont prêtes d'être rallumées, nous repartons avec Michael sans pour autant avoir envie de rentrer se coucher. Il n'est même pas 3h, il est aussi aventurier et sleepless que moi, ni une ni deux nous partons marcher dans les rues désertes de Zhanjiang. Nous ne sommes même pas dans le centre ville, nous sommes à l'écart, dans une espèce de zone où il n'a l'air d'y avoir que des bases militaires et des quartiers commerçants assez pauvres. Ca me plaît bien.
Nous découvrons le long d'une longue route bordée de palmiers quelques vendeurs de brochettes, mais aussi d'huîtres et de moules, préparées avec une espèce de sauce à l'ail délicieuse. On s'installe sur les petites chaises en plastique, dans le calme chaud de la nuit, avec les effluves de nourriture et la musique ambiante de la Chine. Les quelques chinois présents nous sourient, trinquent avec nous, et nous proposent même de fumer avec eux sur leur bong en bambou. Ils fument un tabac local, frais et très odorant, qu'ils calent à l'arrache dans un foyer minuscule. Je fume avec eux et les premières bouffées rapides que je prends me font tourner la tête quelques instants. C'est bien fort ce truc ma foi, et eux ils sont là, à fumer ça toute la journée... Ils sont oufs ces chinois. Je vous mets une petite vidéo d'un chinois complètement bourré qui est venu fumer avec nous en nous racontant...et bien, je n'en sais rien ! ^^
Nous nous sommes régalés encore une fois, pour quelques kwais bien évidemment, puis nous avons rejoints notre dortoir. Bien sûr, on ne se couche jamais de suite comme ça, il y a toujours d'interminables discussions et de refaçonnages du monde, et l'ivresse inéluctable qui gagne les noctambules à une heure avançée de la nuit. D'autant plus lorsqu'ils découvrent des amis parmi les objets qui les entourent.

Et je peux vous dire que je ne regarderai plus jamais un thermos de la même façon, après les intenses fous rires que nous avons eu tous les trois, Michael, notre ami Froggy et moi. J'ai toute une série de portraits de Froggy, et en les contemplant vous comprendrez pourquoi. J'en ai même fait une vidéo, tellement je voulais essayer d'en garder le plus possible. J'aurais voulu pouvoir le kidnapper mais mon sac n'était pas assez grand - j'avais déjà acheté une pipe à eau local et 500gr de leur tabac, pour 15 kwais le tout. Nous avons donc du nous résigner à le laisser là lorsque nous avons quitté l'hôtel. Mais pendant quelques nuits, nous avons vécu de grands moments tous ensembles. Inimaginables !

Cette première nuit à l'hôtel fût courte mais suffisante. Après tout, nous avions toute la journée devant nous, nul besoin de nous presser. Lever vers la mi-journée, pile poil pour le repas. On mange dans l'hôtel du restaurant, correspondant tout à fait à mes attentes. De la bouffe chinoise de base, que l'on trouve partout, dans tous les restaurants moyens, partout en Chine. Ce n'est ni bon ni mauvais, rien de surprenant... Juste de la bouffe chinoise comme on s'en lasse vite. Parce qu'il y a tellement de bonnes choses à manger en Chine autre que les plats de base !

L'après-midi, on a fait un petit tour au cybercafé local, histoire de garder quelques contacts avec la civilisation - et organiser les soirées et évènments à venir. C'est ça qui est bien quand on es artiste : on peut bosser de partout quand il s'agit de préparer son planning. ^^

Je vous offre à cette occasion une minute dans une rue de Zhanjiang. Vous pourrez constater que l'activité n'est pas la même qu'à Shanghai, comme vous avez pu le voir dans de précédentes vidéos.


Nous nous sommes ensuite promenés dans le quartier, découvrant alors un petit coin marchand super roots et trop trop bien, avec des poules en vente libre, des canards qui se font plumer, des pizzas chinoises trop bonnes, des stands de tabac, des chinois affalés, des odeurs impossibles à capturer avec un appareil photo, des chemins en terre battue jonchés de détritus... On peut acheter des grenouilles et serpents venimeux séchés, afin d'en faire de la poudre ou du thé censé soigner les douleurs osseuses et articulaires. La Chine de l'intérieur, la vraie quoi. Pas celle des villes bien cadrées. Ca c'est la Chine que j'aime bien voir, pour sentir un peu battre du coeur chinois.
Nous avons donc fait quelques emplettes, vestimentaires, gustatives et inhalables, puis nous sommes rentrés à l'hôtel en attendant de partir pour notre premier jour de tournage, sur le navire de l'armée chinoise. Je n'ai qu'une photo de ce soir là - et encore, elle est floue - parce que nous avions interdiction formelle de prendre des photos. Nous étions hyper encadrés et surveillés, jusqu'à la pause pipi, avec escorte armée. Tout le monde prenait des photos, avec nous en majeure partie, mais nous, peau d'zob ! Tout ça à cause de notre laowai mojo... C'est la vie !



Le tournage était facile, juste un cocktail mondain sur un navire pour fêter le retour de quelque soldat célèbre... Le scénario des films télés chinois traditionnels. Rien de bien compliqué. On a eu l'occasion de discuter un peu avec des chinois figurants aussi, et je n'ai jamais du autant m'efforcer de parler chinois. Michael, bien qu'en Asie depuis plus de 5 ans, ne parle pas vraiment chinois - BooOooOOoo ! ^^ - du coup c'est moi qui devait essayer de comprendre lorsque JP n'était pas avec nous. Parce que sinon, lui, il gère ! On a passé la soirée là, à faire des prises aisées et ennuyeuses au bout d'un moment, surtout lorsqu'on est obligé de boire de la bière mais qu'on a pas le droit de fumer une cigarette... Sans compter l'orchestre, organisé un peu à l'arrache pour les besoins du film sans doute, parce que côté sonorité et bonnes notes, c'était pas trop ça. J'avais un peu l'impression d'être dans Fearing & Loathing in Las Vegas, lorsqu'ils arrivent au cirque sous éther et que la musique est complètement déformée. Il jouait un peu comme ça cet orchestre. Et moi je n'avais pas d'éther...
Après quelques heures d'un travail ni pénible, ni fatiguant, nous avons regagné notre magnifique dortoir... et replongé une fois de plus dans l'interrogation : que faisons-nous ? Où allons-nous ? Que boirons-nous ? ^^

JP est toujours aussi crevé - faut dire qu'il s'est retrouvé à faire le traducteur pour tout le monde ce jour-la, alors qu'il ne devrait être qu'un simple figurant... C'est pas la même paye normalement pour un interprète ! Mais Michael et moi, la fine équipe, nous sommes prêts à avaler de la techno chinoise en lançant des dés. Alors on repart. J'ai eu la bonne idée de demander à quelques figurants qui vivent là de me donner l'adresse d'un endroit sympa où aller. Ils nous ont indiqué le plus gros club de la ville. On décide d'aller y faire un tour. C'est exactement le même que partout en Chine, mais on s'y installe quand même. Quelques verres et jets de dés plus tard, nous décidons de retourner voir nos amis cuisiniers de rue parce que l'ambiance est quand même meilleure avec eux. On remange, on reboit, on refume, on reparle chinois... On s'intègre quoi ! Il fait bon, la lumière est agréable, on se sent bien... Le temps s'arrête et mange une moule avec nous en faisant un Gambei ! de bière. Il est pas si salaud en fait. Je respire. Je sens la Chine...

Le proprio du resto se propose de nous raccompagner à l'hôtel qui est vraiment tout près de là. Nous acceptons avec joie et embarquons à trois sur son scooter, à la chinoise quoi. Il conduit comme un ouf et ça me convient tout à fait : si je dois mourir d'un accident de scooter en plein Zhanjiang, autant qu'il y ait un peu de vitesse dans tout ça ! ^^ Et puis bon, les chinois ils font ça tout le temps, alors je lui fais confiance. Et j'ai raison : on arrive sans encombre à l'hôtel. J'ai une vidéo du chemin : 3 minutes de route avec nous et un chinois en scooter. Mmmmmh !

Une fois dans la chambre, nous reprenons nos discussions et nos fous rires en compagnie de Froggy, devenu désormais notre inséparable compagnon de nos nuits Zhanjiangiennes ! ^^ Autre séance photo s'impose, avec plus d'accessoires et d'idées folles. Je vais être triste de le laisser, je le sais déjà. Note de voyage : acheter un thermos en métal à tête de grenouille si un jour j'en vois un. La nuit est presque terminée lorsque j'arrive à m'arracher aux griffes de Froggy. De toute façon, on a rendez-vous à 13h pour manger, tout va bien !


Surtout que lorsque l'on descend, on nous apprend que l'on ne tournera pas de la journée, et donc que l'on est libre, une fois de plus... Le programme s'annonce assez similaire à la veille : internet, courses au marché, divagations pédestres, explorations spatiales, excitations sensibles. Ca nous laisse même le temps de sortir plus tôt, à l'heure chinoise, et donc de croiser peut-être un peu plus de monde...

L'après-midi passe calmement, on retourne même faire une petite sieste à l'hôtel, et JP vient nous apprendre que quelques filles de l'hôtel veulent nous inviter au KTV dans la soirée. Pourquoi pas ? C'est toujours marrant le karaoke avec des chinois : eux ils chantent leurs chansons que nous on peut pas chanter parce qu'on ne lit pas les caractères, et du coup on chante nos chansons en anglais toute pourries parce que ce sont les seules disponibles là. Un grand moment de bonheur pour sûr ! Nous décidons tout de même d'aller faire un tour dans le centre ville avec Michael, histoire de voir à quoi il ressemble. Nous l'atteignons et le reconnaissons aisément car il ressemble à s'y méprendre à un autre centre-ville chinois... Une boutique de t-shirts sympa m'attire tout de même, mais sinon, rien de bien surprenant. Sauf que c'est agréable d'être dans le sud, dans une rue pitéonne sympathique avec des chinois souriants autour de nous.

Plus tard, nous rejoignons JP et les filles de l'hôtel au KTV... celui dans lequel nous étions allés le premier soir avec Michael. Ouais ouais, on connaît bien les lieux ! La soirée se passe tranquillement, dans la chanson pop chinoise et les vieux titres anglais, avec allers et retours dans la salle principale histoire de voir les shows proposés également. Ca vaut toujours le coup de voir un spectacle de danse ou de chant dans les clubs chinois. C'est souvent un grand moment de bonheur. Les caisses de bières s'amenuisent - parce que le chinois picole pas mal - et nous nous inquiétons de l'addition à venir, car en tant que laowais, il faut être habitué à payer pour tout le monde lorsque l'on sort avec des chinois, et surtout des chinoises. Mais là, il y a un copain à elles avec nous, et pour le moment c'est lui qui paie. Au final, nous n'aurons pas sorti un seul sou, ce qui prouve bien que quand ils disaient vouloir nous inviter, ils ne plaisantaient pas. Michael m'indique que c'est bien la première fois que ça lui arrive. Parce que la note devait êter bien salée quand même. Mais bon, apparemment le gars avec nous connaît bien les gens qui gèrent l'endroit. On est entre de bonnes mains... La soirée se passe sans aucun heurt, la musique continue, les petites chinoises chantent toujours. Nous nous sommes au bar dans la salle principale, à regarder le spectacle en jouant aux dés avec les filles du bar. La vie dans les clubs chinois.
En rentrant, nous avons droit à de longs remerciements et maintes courbettes, alors que nous aussi nous les remercions de leur invitation. Je ne sais pas combien doit gagner une employée d'un hôtel miteux de Zhanjiang, mais je pense qu'une dépense comme celle-ci représente quelque chose. Ca fait chaud au coeur. Nous partageons ces émotions avec Froggy, une dernière fois, parce que le lendemain sera une longue journée de travail et une longue route de retour...

Lever 7h.... Ca fait mal aux fesses, parce que je venais de fermer les yeux. Ca doit être une question de relation nerveuse. On monte dans la voiture, direction un musée du centre-ville, où l'on va tourner la scène du repas, plus la scène d'action : aujourd'hui je vais devoir boxer. L'ambiance est toujours sympa, et heureusement parce qu'avec la tête dans le cul que l'on a avec Michael, ca ne serait pas facile autrement. Je répète mon texte vite fait avant de tourner la scène. De toute façon, que je parle en anglais ou que je parle en français, pour eux, c'est la même chose : ils ne comprennent rien. Au bout du compte ça sera doublé en chinois donc bon, seule la gestuelle compte vraiment ! C'est marrant, on a toujours nos uniformes et il fait beau.

L'après-midi on tourne la scène de boxe. J'ai hâte de voir ce que ça donnera à l'écran parce que vu de l'intérieur, au moment où on faisait les prises, ça m'a l'air bien nul quand même. En tout cas c'était bien marrant de boxer avec un acteur principal de film télé chinois ! ^^
Une fois ma scène finie, j'ai beaucoup d'attente, parce que les autres doivent aussi tourner une scène où je ne suis pas dedans - parce que je me suis fait casser la gueule et que eux règlent leurs paris, les salauds ! - et parce que nous allons devoir nous déplacer vers un autre spot pour tourner leur dernière scène avant que nous puissions partir. Direction : un campus universitaire gigantesque, avec des petits buildings et tout, comme un village. Je suis d'ailleurs sûr que le campus faisait bien plus ville que n'importe quel petit village français ! ^^ Je vous mets une vidéo de l'intérieur, juste pendant un break apparemment, parce qu'il y avait du monde dehors !

Pour moi, le travail est fini, alors je me ballade en prenant des photos. Je profite encore un peu du beau temps dans cette ambiance paisible avant de reprendre la route pour notre bruyante mais sympathique Shanghai.

Le chemin du retour est aussi une sacrée aventure. Et ce car il a commencé avec de vraies péripéties. Tout d'abord, nous partons Michael, la traductrice, le chinois qui nous encadre depuis le début et moi. Après presque une demi-heure de route, il s'arrête sur le bord d'une espèce de grosse highway, en nous disant que nous devons attendre une autre voiture parce que celle-là doit rester sur les lieux du tournage. Incroyable. On est déposé sur le bas-côté, comme des auto-stoppeurs malveillants, et l'on va attendre pendant 20 bonnes minutes qu'une autre voiture vienne nous récupérer, alors qu'on part prendre un avion... M'enfin ! En attendant on a regardé les voitures qui passaient, les bus, les gens, les motards, les buffles... Regardez la photo avec les chiens en cage... Mmmmh, qui c'est qui va faire un bon repas ? Et moi qui plaisantait juste avant avec Michael : "Imagine on te laisse la, au bord de la route, sans rien... tu fais quoi ?" J'ai donc une vidéo de ce moment de solitude intense... Never joke about being dumped on the side of the road, never !!!! ^^


Une fois secourus par un van tout pourri , nous avons repris la route... Et quelle route ! 2h30 de traversée horizontale, au milieu de la Chine que les français nommeraient "d'en bas" et qui fait parfois peine à voir, c'est vrai. Et en même temps, c'est ça aussi la Chine. C'est bien de pouvoir venir le voir soi-même. Ca permet de réaliser beaucoup de choses. Je vous propose un petit tour Inside-Charles-Tortured-Brain sur cette longue highway, pour vous donner un aperçu de ce que donne une traversée de la Chine, loin des grandes villes et de l'occidentalisation. Parce que c'est aussi pour ça qu'il faut venir en Chine !


Au bout du chemin, la Mer de Chine. Et ses ferrys tout pourris pour nous faire traverser jusqu'à l'île de Hainan. Ca fait peur mais je me rappelle qu'à Tahiti on a les mêmes et que je n'ai jamais eu peur dessus... Alors pas maintenant. On monte à bord, on salue notre ami policier encadreur et on se fait une petite place sur le bateau. On essaie de monter sur le pont supérieur, histoire de voir un peu ce qu'il se passe dehors, mais on nous l'interdit tout d'abord, parce que c'est là où se trouvent les couchettes et c'est plus cher. Mais le laowai mojo aidant, on nous invite ensuite à venir visiter l'extérieur. Et c'est beaucoup plus sympa. Pour un insulaire comme moi, ça fait du bien de voir de l'eau, juste de l'eau, sans rien d'autre à l'horizon. Alors bien sûr ce n'est pas le même climat ni les mêmes eaux, mais je prends quand même une photo des remous parce que ça me rappelle beaucoup de souvenirs. Notez tout de même que les canaux de sauvetage ont été fabriqués en 1993... Mmmh, ça ça rassure... ^^


Petit à petit, la nuit tombe et nous nous rapprochons de l'île au bon moment. Le pont gigantesque suspendu au-dessus des eaux éclaire l'horizon et plus nous nous avançons, plus les buildings éclairés se distinguent nettement. Je n'ai hélas pas pu prendre de bonnes photos de loin vu le mouvement du bateau et la netteté de l'image, mais ces quelques clichés suffiront peut-être à vous donner une idée. Je vous ajoute-même une petite vidéo du passage sous le pont, juste pour essayer de vous faire ressentir l'effet que ça fait. Grandiose... Un voyage que je me referai sans doute. Nous avons juste débarqué du ferry, pris un taxi pour l'aéroport car nous ignorions le temps nécessaire pour y aller, et nous ne voulions pas rater l'avion du retour. Alors bon, un repas à l'aéroport de Haikou avant de partir et hop, décollage imminent pour Shanghai. Voilà tout ce que nous avons vu de Hainan, alors que c'est une destination très prisée des touristes !

Arrivés à 1h du mat à Pudong Airport n'est jamais une bonne chose, puisqu'il ne vous reste plus que le taxi surtaxé et 45min de route avant la maison. C'est assez insupportable, je vous l'accorde ! ^^

Sur le chemin du retour, nous nous sommes promis de recommencer ça avec Michael, parce que c'est un très bon camarade de voyage : ouvert à toutes les expériences gastronomiques étranges, pas réticent à s'aventurer dans des petites rues peu aguichantes, gourmand de photos et de moments uniques à la chinoise.... Tout à fait le genre de voyage que j'aime faire. On verra bien. En attendant que je vous conte d'autres voyages, je vous laisse avec ces photos et ces vidéos, à voir et à revoir - en attendant que vous rameniez vos fesses ici en vacances !

Zhanjiang, une destination surprenante mais digne du Sud : l'exotisme !

Smoking is a baaaAAAaaad habit !

... D'autant plus lorsque vous êtes passablement saoûls. Un exemple intéressant : ce chinois habillé en chef, à l'allure plus qu'éméchée et au souffle diaoblique. Je tiens à préciser qu'il parle sans doute le dialecte local du Guangdong, et que son état d'ébriété altère tellement sa parole que je ne comprends absolument rien à ce qu'il raconte.

If someone ever understands what this guy is saying, please : leave a comment !!!

Bien évidemment, comme tous les chinois croisés dans cette province, notre compère fume sa pipe à eau en bambou avec générosité et une détermination qui fait plaisir à voir. Quelques instants après, nous l'avons vu se lever et s'éloigner tranquillement, très tranquillement, titubant par-ci par-la jusqu'à disparaître dans la nuit. C'était peut-être un poète et nous ne le savions même pas ! En tout cas, j'ai réussi à immortaliser quelques-uns de ses prophétiques propos...


To my metal-froggy friend...

Une ôde aux bambous, clâmée avec passion par cet ami rencontré à Zhanjiang et qui a changé à tout jamais le regard que je porterai sur un thermos en métal. Il est vrai que les gens peuvent vous changer comme il est indéniable, à présent, pour moi, que les objets le peuvent également. *sigh* Et dire que tu étais trop grand pour mon sac... Peut-être ne te reverrais-je plus jamais !!!


Soldier's hotel in Zhanjiang

Voila un petit aperçu de ce que donne une chambre dans un hôtel bas prix d'une ville essentiellement militaire. C'est pas du luxe, c'est sûr, c'est peut-être même pas du confort. C'est la vie à la chinoise, un peu à la dure c'est vrai, mais bon... C'est comme ça parfois ! ^^ Au moins on avait un thermos sympa ! :p


Chinese students

Et nous voilà au milieu d'un campus pour le tournage de notre dernière scène. Après, direction maison, mais avec un autre périple. Pour le moment, on est juste à l'heure du break et tout le monde part on-ne-sait-où. Et y a du monde. Agoraphobes, abstenez-vous !!! ^^


Friday, March 23, 2007

Back from the South....


Et oui les amis ! Je suis de retour à Shanghai après 4 jours dans à ZhangJiang, petit bled de quelques millions d'habitants - sans doute - situé à une heure au Sud de Guangzhou.... donc bien au soleil, et ça ça fait bien plaisir. Parce qu'à Shanghai, c'est pas encore ça... Bientôt, bientôt !

Bref, je vous indique juste ici qu'un long récit épique se prépare, à grands renforts de photos et de vidéos. Le sud de la Chine vu des intérieurs - celui du pays et celui de mon cerveau - je vous assure que ça vaut le détour. Roots and culture, bouffe locale et water-pipe... Il y a de quoi s'amuser... J'en aurais presque oublié que j'ai été envoyé là-bas pour un tournage....

Je vous raconte tout ça bientôt. Là, il est tard, je viens de rentrer, de tchatcher un peu avec les connectés du MSN, de prendre ma dose de net, de tenter de tenir ma résolution quant à mon blog... Je vous mets les photos bientôt, et les vidéos aussi.... Trop bien !

Préparez vous au voyage...

Sunday, March 18, 2007

<<< Big Red & DJ Science >>>

Et oui ! Et ça, ça fait partie des raisons pour lesquelles je ne regrette nullement le nouveau changement de vie qui ma conduit en Chine, parce que ce n'est pas en France que j'aurais pu faire tout ce que je fais ici. L'énergie que je gaspillais bêtement au pays de ma langue trouve ici une multitude de projets qui l'accueillent avec plaisir ! Rien ne saurait plus me ravir : je suis quelqu'un qui a besoin de créer des choses, et ici les choses ont besoin de créateurs. La boucle est bouclée et je vais rester ici quelques temps, pour sûr !
Mais pensez donc ! Je suis arrivé depuis moins de six mois dans l'Empire du Milieu, mais quand je regarde ce que j'ai déjà fait - même si je me dis que j'aurais peut-être pu faire encore un peu plus - j'ai l'impression d'y être depuis des années. En même temps, lorsque je vois mon blog et les premiers posts bien fournis - parce que j'avais quand même moins d'activités - je me rappelle tout ceci comme si c'était hier. Foutu problème temporel de Shanghai... On ne s'y habitue pas !
Bref, quel est le rapport avec le titre de ce post me direz-vous ? Et bien quand même ?!? Je veux dire, je ne suis pas le seul à avoir écouté en boucle les deux albums de Raggasonic, reprenant en choeur des chansons hypra connues telles que Aiguisé comme une lame, Faut pas m'prendre pour un âne, ou encore J'entends parler du Sida - qui avait été utilisée pour la campagne de lutte à l'époque. Et en tant que fan de reggae et tout ce qui s'en suit, je peux dire que je connais l'intégrale de ces deux albums par coeur. Alors quand j'ai appris que j'allais pouvoir faire la première partie de Big Red, qui plus est en duo avec Dj Science, je savais d'ores et déjà que ce serait exceptionnel.
Et exceptionnel ce fût...
Gros gros son toute la nuit en compagnie de 450 personnes, ce qui fait chaud au coeur pour les potes qui ont monté les Pirates, nouvelle venue juste à côté du LOgO, et avec qui je pense travailler de plus en plus... voire exclusivement ! ^^ On verra bien... En tout cas, cette soirée n'était même pas leur soirée d'ouverture, c'était juste un test, pour l'occasion, et le test a été réussi. Jane, a.k.a. Dj Siesta, prêtresse Drum n'Bass de Shanghai était venue nous prêter mains fortes également, à grands renforts de beats survitaminés et de flows déchaînés ! Et lorsque Mista Big Red a rejoint Dj Science sur scène, alors là, ce fût tout simplement énoooOOOoooorme ! Soirée éprouvante, physiquement éprouvante, parce que sauter sauter sauter sauter, boire, rebondir et sauter toujours plus... Pfiouuu, ça épuise ! ^^
A 2h30 du mat, comme prévu depuis le début, nous avons coupé la musique pour commencer à tous nous orienter vers le LOgO, où l'on avait fixé l'afterparty, tous ensemble, vu que les Pirates n'ont la licence que jusqu'à 2h du mat, dans l'immédiat... Et ça c'était un sacré truc aussi, prendre le micro juste après une track terrible, quand les gens sont bien chauds, pour leur dire : "Bon alors là, hop hop, on se suit, on va tous au LOgO finir la soirée !" Et pourtant ça a bien marché, après avoir expliqué gentiment le truc, et c'était bien marrant de voir 300 personnes, peu ou prou, se diriger vers un endroit qui ne peut en contenir plus de 150, à tout casser ! Lorsque je suis arrivé au LOgO un peu plus tard, le temps de finir aux Pirates, une bonne moitié des gens était devant, tandis que ça jouait des coudes à l'intérieur. L'avantage d'être DJ ou MC, c'est qu'au moins, nous, nous avons une place à nous derrière les platines ! C'est pratique.
De là, c'est reparti jusqu'au bout de la nuit - sortie du LOgO : 7.00 am - avec Mael, un pote dj de Beijing ; Dj Science, toujours prêt à mixer et Big Red, qui bounce au milieu des gens. J'ai encore tenu le micro pendant plus de trois heures, non sans des roulements réguliers avec Big Red, et la nuit a glissé tranquillement du Dn'B au Dubstep, dark and loud bassline !!! 6 am, les dernières troupes sont les troupes d'élite, celles qui défendent la place : les organisateurs, le staff du bar, les gens bourrés... Classique !
7.30 am : direction le YY, adresse récurrente des soirées matinales, pour un bon café et quelques chinoiseries gustatives... des baozi, quoi ! ^^

Bref, un week end énorme, baigné de reggae et imbibé jusqu'à la moëlle de positives vibrations - *à prononcer avec l'accent anglais, cf. Yannick pour plus d'explications ^^*
Je vous laisse quelques photos souvenirs de ce bon moment pour ceux qui y étaient, et histoire de bien dégoûter ceux qui n'y étaient pas ! Mwahahahahaha !!! >_<

Stéph et Seb, c'est quand vous voulez pour remettre ça ! ;)

Les deux capitaines des Pirates ! Alex (à gauche) et Tonio (à droite) en mode vision nocturne !

Thursday, March 15, 2007

Bagdad Terrace

Un petit tour à 360° depuis le rooftop d'où j'ai assisté aux feux d'artifices. Alors ok, il y a 5 minutes, parce que vous me connaissez, ça commence un peu avant, dans le noir, il ya du suspens, de l'aventure, des frissons, etc... Mais ça vaut le coup d'attendre la rotation sur le rooftop juste pour voir comment ça pètait de partout !!!!

Ils sont fous ces chinois, ils sont fous ! Moi je les adore !!!
Bon, la vidéo est sur Google, ce qui fait que je ne peux pas la voir, mais Youtube ne prenait pas de vidéos de plus de 100Mo alors bon... ^^

Wednesday, March 14, 2007

Qipulu Market

Voici un bref aperçu de Qipulu, MON endroit pour aller faire du shopping et passer des heures à négocier. J'y ai traîné mes deux compères, bien sûr, afin d'y quérir quelques denrées imitées et à prix plus que raisonnable. J'essaierai de filmer une bonne session la prochaine fois que j'y retourne, c'es-à-dire bientôt parce que la miss à hâte de voir ça. ^^


Ces vieux laowai des familles...

Pffff... Bravo les comédiens, viens voir les comédiens ! Aaah, l'Amérique, l'Amérique !!! Intenables, ils sont intenables. Et comme je n'ai pas tendance à être discret non plus, je peux vous dire que le séjour de Yannick et Thierry à Shanghai restera dans les annales. Il va falloir assurer, vous les prochains touristes, parce que côté Contest des guests les plus scandaleux, ces deux-là ont de fortes chances ! ^^
Putains d'laowai, j'te jure, tous les mêmes !!!


CNY Voodoo

Le Nouvel An Chinois, en Chine, c'est quelque chose - mais intéressant ! C'est la folie partout, les gens sont heureux, ils rient, ils boivent, ils chantent... et ils font péter du feu d'artifice et du pétard dans tous les sens. Certaines rues deviennent dangereuses, littéralement dangereuses : les éclats qui partent, la fumée et la poudre plein l'atmosphère, les millions d'explosions décibelliques à chaque seconde. Non, décidément, il vaut mieux parfois rester chez soi. Et encore...

Parce que chez soi, c'est comme partout, ça pète ! Et dans notre résidence, ça a bien pété : de 17h à 2h30 non stop, et ça a repris dès 8h du mat bien évidemment. Et ce, pendant une bonne semaine, avec une légère mais salvatrice atténuation les derniers jours. Il n'empêche, au début, c'est bien marrant, et pour faire durer le plaisir, rien de mieux que de participer.

Alors moi aussi, je me suis équipé de ma mitraillette raisonnable - bien qu'elle serait interdite en France et disponible ici pour la modique somme de 15 kuais. Et, selon cette bonne vieille tradition qui justifie tout ce bordel, moi aussi j'ai chassé quelques esprits et attiré l'attention sur ma maison, en espèrant argent, prospérité, réussité financière et bonheur... mais ça, cela va de soi ! ^^ Et puis bon, tant qu'on a la santé !

Un petit plaisir solitaire explosif comme il en existe d'autres. Mais c'est toujours agréable. ^^


My friend Paraman !

Bon, et alors quoi ? On a pas le droit de s'amuser, même quand on tend à devenir adulte à chaque jour qui passe ? Mmmmh ? Allez va, je sais que vous avez tous déjà passé d'excellent moments avec ces amis-là ! ;)
Bon, le truc, c'est que lui il est trop trop con et qu'il a séché les cours où on expliquait l'importance des vents. Bref, un sale crétin de bleu dont le corps n'a jamais été retrouvé vivant... ^^

De la contrefaçon ? En Chine ?

Rhoooo, ça y est, tout de suite, je vous vois venir avec vos gros sabots tout crottés, à tel point que, parodiant les trois capitaines, j'aurais bien envie de vous appeler Vilaine, mais je ne le ferai pas !
Alors oui, je m'outre, je m'appitoie, je me confonds, lorsque je vois tous ces pays, là-bas, à l'Ouest-de-quand-le-soleil-il-est-bien-levé, qui critiquent et attaquent cette bonne vieille Chine que j'aime tant, pour des histoires aussi puériles que la contrefaçon. Je veux dire bon, ok, ce n'est pas bien de copier. Mais je veux dire, quand ce sont des copies qui se font passer pour de parfaites imitations. Quand c'est du travail de faussaire, quoi ! Et je peux vous dire, moi, ces braves chinois, ils ont autre chose à faire que de se faussairiser - ou quelque chose comme ça.
Ils s'amusent, c'est tout, c'est pas bien grave. Et moi je trouve que toutes ces grosses sociétés qui font toutes ces histoires pour si peu, c'est qu'elles ont bien du temps à perdre va ! Mmmmh !!!

Pour preuve de ce que j'avance, une image de ces prétendues contrefaçons... Je veux dire, bon, ok, on voit la référence nette, mais vous allez me dire que c'est de l'imitation vous ? ^^

Où est Charly ?

Bon ben voilà, c'est pas nouveau, ni pour vous, ni pour moi bien évidemment. C'est le lot de tous les Charles du monde entier... ceux qui s'en chargent, évidemment. Bon. Cela dit, c'est quand même marrant, et vous pensez bien qu'en Chine il y a moyen de se faire bien plaisir avec ce petit jeu. Alors, promis, je vais essayer d'en mettre plus souvent, dès que je pourrai prendre des photos dans des endroits surpeuplés... Et ça, c'est pas le plus dur ! ;)

Alors voilà, les règles vous les connaissez : Où est Charly ?

Click to enlarge.



Tips : Cliquez sur la photo pour l'avoir en plus grande - et je suis désolé d'avoir dû en venir à ça pour l'afficher ainsi, mais y a encore un XoR-like qui rôde. ;)
Vous pouvez poster les réponses en commentaires bien évidemment !
La réponse un peu plus tard bien sûr... Mais d'abord il faut chercher un peu ! ^^

Pilou inna China !