Je suis Ai Li jusqu'à son immeuble. Je lève la tête : des tours de 29 étages. Je suis un peu pris de vertige. C'est qu'ça fait haut quand même ! Mais ça me plaît. L'entrée de l'immeuble est un peu roots, les murs sales et les odeurs omniprésentes. Un magasin lilliputien se trouve juste à l'entrée. Ce n'est pas en France qu'on pourrait acheter des clopes dans le hall de son immeuble ! Une vieille chinoise, toute petite - qui se révèle être la proprio d'Ai Li - désigne du doigt le carton de mon didjeridoo. Elle recycle le carton est veut récupérer ce beau modèle-là. Pas de souci, attends juste qu'il soit vide. Les chinois recyclent tout et on peut même vous arrêter dans la rue pour vous demander votre bouteille vide d'eau ou de coca. C'est pratique.
On prends l'ascenseur, direction le 26è étage. Il monte lentement, d'autant plus qu'il s'arrête régulièrement pour se remplir de monde. J'imagine le matin, quand on est à la bourre pour aller bosser et qu'on attend l'ascenseur... Je peux vous dire qu'il faut prendre ça en compte quand on calcul les temps de trajets. On arrive enfin. Les étages ressemblent au hall d'entrée, le petit magasin en moins. beaucoup d'appartements ont la porte grande ouverte et les odeurs de cuisine gagnent le couloir. Des rangées de chaussures servent de haie d'honneur. Moi je ne suis pas prêt de laisser les miennes dehors : depuis que je sais qu'un chinois détient en trophée mes belles Adidas bleues taille 47, je me méfie. On ne me volera pas deux fois mes baskets, non mais ! Ai Li ouvre la porte, enfin je vais pouvoir poser mes affaires.
L'appartement est propre, en contraste avec l'immeuble - même si elle se plaint des cafards dans la cuisine. Moi je m'en fous des cafards, c'était bien pire à Tahiti. La chambre-salon est agréable, avec un chouette parquet et une fenêtre avec une sacrée vue. La nuit est tombée et Shanghai s'est parée de sa robe de soirée lumineuse et scintillante. C'est beau, ça fait du bien, mais le sol est très loin en bas et je me recule. Je n'ai jamais habité aussi haut et ça me change de mon rez-de-chaussée à Juan-les-Pins.
On se pose, boit un verre de jus d'orange synthétique chinois et je file à la douche. Après le voyage, ça s'impose. Mais en posant mon Head & S
houlders sur l'étagère en verre miraculeusement accrochée au mur de la douche, tout s'écroule et le verre explose. Je me coupe le pied et les doigts en ramassant les morceaux. Mais je suis plus gêné par le shampooing qui me brûle les yeux. Chaque chose en son temps, je me rince d'abord. Mais ça pisse le sang. Normal. Je ne m'inquiète pas et m'excuse auprès d'Ai Li pour l'étagère... Quand Delphine et moi étions arrivés chez elle la dernière fois, la miss avait réussi à casser la chasse d'eau - Magic Boubou oblige. Cette fois c'est mon tour. Elle ne nous réinvitera plus jamais ! ^^
houlders sur l'étagère en verre miraculeusement accrochée au mur de la douche, tout s'écroule et le verre explose. Je me coupe le pied et les doigts en ramassant les morceaux. Mais je suis plus gêné par le shampooing qui me brûle les yeux. Chaque chose en son temps, je me rince d'abord. Mais ça pisse le sang. Normal. Je ne m'inquiète pas et m'excuse auprès d'Ai Li pour l'étagère... Quand Delphine et moi étions arrivés chez elle la dernière fois, la miss avait réussi à casser la chasse d'eau - Magic Boubou oblige. Cette fois c'est mon tour. Elle ne nous réinvitera plus jamais ! ^^Une fois la coupure plus ou moins maîtrisée et le changement d'habits opéré, on sort manger un bout dans un restaurant de la petite rue en bas de chez elle. Un lieu typiquement roots chinois, tenu par des musulmans de l'ouest de la Chine. La bouffe est excellente, le prix presque inexistant. J'adore ! Alexandra - l'ex-coloc d'Ai Li - nous y rejoint et nous partons chez elle. Je profite de sa connexion internet pour tenir les gens au
courant de mon arrivée. Quelques mots d'amour à ma chérie et un petit pic au coeur à cause du manque. J'ai beau le savoir, je ne réalise pas encore tout à fait que je suis en Chine, pour quelques temps... On trinque à mon arrivée avec du vin blanc chinois.
courant de mon arrivée. Quelques mots d'amour à ma chérie et un petit pic au coeur à cause du manque. J'ai beau le savoir, je ne réalise pas encore tout à fait que je suis en Chine, pour quelques temps... On trinque à mon arrivée avec du vin blanc chinois.Plus tard, après avoir raccompagné Ai Li chez elle, je repars avec Alex chez Thomas et Jérémy, deux de ses potes avec qui j'avais festoyer la dernière fois. J'achète 6 grandes bouteilles de bière : 2€. On saute dans un taxi. Autre adresse, autre appartement - une centaine de mètres carrés - mais toujours aussi haut. Les gens sont fatigués, moi aussi. La soirée ne s'éternise pas. Je rentre chez Alex et retourne sur internet, direction le blog. J'écris et discute jusqu'à 5h du mat' avant de m'affaler sur le canapé. En France, en Chine, Charles reste fidèle à lui-même : il squatte. C'est important de garder des repères et des attitudes qui nous caractérisent. Je ferme les yeux quand le jour est levé et les rues s'agitent. Je m'endors en Chine pour la première fois.


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